La formation d’orthophoniste

Afin de devenir orthophoniste, il faut suivre une formation en orthophonie qui se déroule sur 5 ans. Pour être admis dans une des 18 écoles en France, il est nécessaire de passer un concours. Chaque école propose son propre concours, et on peut donc essayer de s’inscrire dans un maximum d’établissements. Une fois le concours passé avec brio, le futur orthophoniste peut donc débuter sa formation.

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18 écoles en France et des possibilités à l’étranger

On trouve des écoles d’orthophonie dans toute la France, mais le concours étant particulièrement sélectif (entre 5 et 10 % d’admis), on ne pourra pas toujours se rendre à proximité de notre domicile. Voici donc la liste des différents centres assurant une formation en orthophonie :

  • Amiens (UFR de médecine – Département d’orthophonie, Université de Picardie Jules Verne).
  • Besançon (UFR de sciences médicales et pharmaceutiques, Université de Franche-Comté).
  • Bordeaux (UFR des sciences médicales, Université de Bordeaux).
  • Caen (Université de Caen Basse-Normandie).
  • Lille (Institut d’orthophonie de Lille 2, Université de Lille 2).
  • Limoges (Institut limousin de formation aux métiers de la rééducation ou ILFOMER).
  • Lyon (Institut des sciences et techniques de la réadaptation, Université Claude Bernard – Lyon 1).
  • Marseille (Faculté de médecine d’Aix-Marseille).
  • Montpellier (UFR de médecine, Université Montpellier 1).
  • Nantes (UFR de médecine et techniques médicales, Université de Nantes).
  • Nice (École d’orthophonie).
  • Paris (Département d’orthophonie de la Pitié-Salpêtrière).
  • Poitiers (Faculté de médecine et pharmacie).
  • Rouen (UFR de médecine et de pharmacie, Université de Rouen).
  • Strasbourg (Université de Strasbourg).
  • Toulouse (Enseignement des techniques de réadaptation, Université Toulouse III).
  • Tours (UFR de médecine, Université de Tours).
  • Vandœuvre-les-Nancy (UFR sciences médicales, Université de Lorraine).

Depuis la validation d’ECTS (European Credits Transfer System), un étudiant peut réaliser sa formation dans un autre pays européen, puis demander et obtenir une équivalence en France. Parfois les formations sont moins difficiles et surtout moins chères, et elles auront finalement la même valeur.

Une formation identique

Partout en France, la formation en orthophonie est la même. L’étudiant aura droit à 3158 heures de cours théoriques et 2040 heures de stage auprès de professionnels que ce soit dans des hôpitaux, des centres de soins, des maisons de retraite, des instituts médico-éducatifs, des crèches, et bien sûr dans des cabinets d’orthophonistes.

La formation se compose en deux cycles. Le premier dure six semestres (3 ans), et il permet d’acquérir 180 crédits européens qui équivalent à un niveau licence. Le second cycle dure quant à lui 4 semestres (2 ans), et donne droit à 120 crédits européens supplémentaires, ce qui équivaut au niveau master, qui facilite par la suite l’accès aux thèses de doctorat.

Au cours de la formation, les étudiants devront apprendre et maîtriser les points suivants :

  • Pratiquer un bilan orthophonique et établir un diagnostic.
  • Construire une stratégie thérapeutique personnalisée pour chaque patient.
  • Élaborer, mener et évaluer une séance d’orthophonie.
  • Analyser et comprendre les données scientifiques et professionnelles qu’ils rencontreront durant la pratique de leur métier.
  • Travailler en équipe avec d’autres professionnels de la santé.

Le cursus

Les étudiants en orthophonie se voient dispenser des cours médicaux réellement généralistes. Au cours du premier cycle, ils étudient la pharmacologie, la physique acoustique, l’épidémiologie, l’anatomie des systèmes auditifs, nerveux, laryngé ou pharyngé, mais également les fonctions cognitives, psychologie, la neuropédiatrie, la phonétique, etc.

Lors de deuxième cycle, certaines matières du premier cycle restent de la partie, et d’autres viennent s’ajouter. On trouve donc des études sur l’audition, la surdité, les audioprothèses, la phonation, la phonétique linguistiques, les pathologies laryngées, les troubles du développement, de la parole ou de l’articulation, mais également les troubles du langage ou du mouvement, le bégaiement, la dyslexie…

Chaque année, l’étudiant doit valider ses acquis par un examen final qui permet de passer à l’année suivante. Le dernier semestre est quant à lui réservé à la recherche et la rédaction d’un mémoire.

Bien sûr, tout au long de la formation théorique, l’étudiant participera à des stages pratiques. Lors du 2e, du 3e, et du 4e semestre, il s’agit de stages de découverte qui peuvent avoir lieu où l’étudiant le désire, que ce soit en cabinet ou en hôpital.

Lors du 5e et du 10e semestre, on parle de stage d’observation professionnelle, et le 7e semestre un stage dans un laboratoire permet de découvrir les activités de recherches.